Loups: Aider à préserver grâce à la cohabitation

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L’intérêt dont font l’objet les chiens de protection de la part de chercheurs amateurs ou scientifiques, marchands du Temple et autres profiteurs du malheur des éleveurs et bergers et assez impressionnant. La structure la plus profiteuse reste, depuis très longtemps, La Pastorale Pyrénéenne. Mais, au-delà de cette association de circonstance mis en place dans les Pyrénées en imaginant des Patou partout pour se protéger des ours, il y a des privés dont un suisse, JM. Landry, constitué en société commerciale. A peu près tous ont un point commun: capter des fonds publics.

- Propagande chiens de Protection

Août 2013, nous découvrons une "nouvelle" sur le marché de la propagande ou de la recherche sur les chiens de protection, Camille Fraissard. Ca particularité: elle cherche de l’argent auprès du grand public pour faire une étude. Nous ne savons pas si elle cherche par la même occasion de l'argent public.
Elle écrit: "Depuis le retour des grands prédateurs dans notre pays, leur gestion est problématique notamment à cause de la prédation engendrée sur les troupeaux domestiques". Propos aussi banales que répétitifs qui auraient pu être tenu 20 ans plus tôt. Et si personne n’a fait d’études plus tôt, c’est peut-être parce qu’il n’y avait rien à étudier. C’est d’ailleurs ce qui a été rappelé par les éleveurs en janvier 2014 à l'occasion d'un groupe de travail du GNL: circulez, y a rien à voir. Et les profiteurs sont repartis, sauf un particulièrement tenace avec des gadgets électroniques mais qui n’a guère d’avenir si les éleveurs n'en veulent pas.

Quant à Camille Fraissard, peu ou pas connu sur ce marché de la combine des chiens de protection, comme d'autres vont à la City ou Wall Street pour chercher de l'argent frais, elle fait appel à l’épargne publique pour investir… à fond perdu. Financer des recherches, pourquoi pas? Mais encore faut-il que ces recherches servent à quelque chose. Or, il apparait, que tous les moyens de protection étudiés depuis 20 ans en France et dans le monde entier s'avèrent inefficaces comme l'a montré le CERPAM au cours de son séminaire à Valdeblore le 4 juin 2013.

Malgré tous ces faits objectifs, jamais les éleveurs n’auront été autant sollicités pour l’étude de leurs chiens de protection, ici le Patou, berger des Pyrénées, afin de leur prodiguer des conseils d'élevage, dressage, sélection et leur réapprendre leur métier.

Recherche sérieuse ou nouvelle arnaque?
La question peut être posée. Dans tous les cas, encore une personne, peut-être de bonne foi, mais qui prend les éleveurs et les bergers pour des demeurés qui, avant elle, n'auraient pas réfléchi à cette problématique.

Louis Dollo, le 15 mars 2014

- Camille Fraissard

Camille Fraissard est biologiste. Elle travaille sur l’élaboration d’un projet scientifique destiné à approfondir les connaissances sur l’utilisation, le fonctionnement et le choix des chiens de protection des troupeaux. L’objectif est d’acquérir et de valider scientifiquement des connaissances fondamentales sur le chien de protection en terme de présence au troupeau, d’aptitude à la protection, et de cohabitation avec d’autres usagers. Plusieurs Parcs naturels Régionaux et Nationaux, des éleveurs, des organismes agricoles et des associations naturalistes ont été intéressés par le projet et comptent aujourd’hui parmi ses partenaires. Mais le projet n’ pas encore trouvé de financement public. Vous pouvez aider Camille Fraissard à collecter des fonds pour ce projet.

Source: Cap Loup - Actualités "Loup"

- Observation

Dès l’ouverture du site Web de Cap Loup en avril 2014, nous avons pu voir apparaître cette annonce ci-dessus. Cette annonce est bien la confirmation d’un projet d’étude typiquement écologiste, tourné vers les associations écologistes et non vers et pour les éleveurs. S’il s’agissait d’un véritable apport scientifique en faveur des éleveurs et bergers, cette biologiste pouvait aller naturellement vers les chambres d’agriculture et autres structures de l’élevage comme le CERPAM. Le constat est que ce n’est pas cette démarche qui a été choisie

Louis Dollo, le 6 mai 2014

- Un projet de recherche sur les chiens de protection.... Un projet écologiste!

"Ulysse [le berger] ne soupçonnait pas que l’efficacité est le résultat d’une collaboration étroite entre l’homme et le chien. C’est évident pour leur chien de conduite, mais ils ne savent pas encore avec les patous."

Vous entendez et savez que la gestion du loup dans les Alpes françaises mais aussi du lynx dans le Jura et de l’ours dans les Pyrénées se veut problématique et ne cesse de soulever les foules, à cause notamment de la prédation engendrée sur les troupeaux domestiques. Avec le retour de ces grands prédateurs, sans oublier les chiens divagants, le chien de protection est redevenu en quelques années un outil de protection des troupeaux largement employé.

Expérimenté par de nombreux éleveurs, organismes agricoles, employés de l’Etat [1], associations et autres, dans certaines régions de France comme à l’étranger (Italie, Espagne, USA, etc.), le chien de protection est reconnu comme étant adapté à la prédation du loup et efficace notamment lorsqu’il est associé à d’autres des moyens de protection existants (bergers, clôtures, regroupements nocturnes, etc.). Pourtant, sur notre territoire, il ne cesse de faire débat tant sur sa mise en place que sur son efficacité.

Il est vrai que la majeure partie des connaissances acquises sur l’utilisation de ces chiens reste empirique, et, si plusieurs études ont été effectuées pour améliorer leur introduction et conseiller les éleveurs, aucune ne s’est intéressée au fonctionnement [2] de ces chiens.

Cela fait près de deux ans que je travaille avec une équipe de biologistes, éthologue et techniciens, à la réalisation d’un vaste projet scientifique pour approfondir les connaissances sur l’utilisation, le fonctionnement et le choix des chiens de protection des troupeaux. Cela permettrait d’acquérir et de valider scientifiquement des connaissances fondamentales sur le chien de protection en terme de présence au troupeau, d’aptitude à la protection et de cohabitation avec d’autres usagers. Ces connaissances pourraient alors faciliter la mise place d’une sélection des chiens, éventuellement permettre d’augmenter leur efficacité et de réduire les conflits d'usage en apportant aux éleveurs des outils d’aide à l’analyse et à la décision. C’est également en déterminant le budget temps et le bilan énergétique des chiens de protection, jusqu’alors inconnus, que leurs besoins seront mieux appréhendés.

Je crois que pour la cohabitation réelle des grands prédateurs et des Hommes dans nos régions, nous devons prendre en compte les besoins des multiples usagers de la montagne ou de la Nature en général et trouver ou conforter des moyens d'y parvenir. Dans des régions comme celles des Alpes, le tourisme, le pastoralisme ainsi que les prédateurs sont respectivement sources de richesses territoriales, culturelles et naturelles, ne l’oublions pas.

Plusieurs Parcs naturels Régionaux et Nationaux, des éleveurs, des organismes agricoles et des associations naturalistes ont été intéressés par le projet et comptent aujourd’hui parmi les partenaires de l'étude (en tant qu’exploitations et territoires tests notamment) mais l’argent pour commencer manque cruellement. En effet, après présentation du projet aux Ministères (Agriculture et Ecologie) et constitution d’un dossier pour une demande de financement totale ou partielle, ils préfèrent ne pas s’engager sur cette problématique trop brulante et pour laquelle ils se rejettent la responsabilité, bien qu’ayant jugé de l’intérêt certain d’une telle étude (notamment en vue des multi partenaires du territoire engagés).

L'objectif serait de commencer l'étude dès 2014!

Aidez-moi à collecter des fonds, ou à diffuser cette cause autour de vous et suivez le projet pour accompagner les éleveurs dans des solutions innovantes en vue d’assurer le maintien voire le développement de leur activité tout en leur permettant de répondre aux enjeux de la biodiversité, aujourd'hui cruciaux.

Auteur:
Camille Fraissard
Source:
fundrazr.com

[1] Les chargés de mission pastoralisme/prédation au sein des DDT qui suivent et instruisent les contrats de protection pour les éleveurs. Ils peuvent notamment placer et suivre les chiens de protection dans les exploitations concernées.
[2] Façon dont le chien exploite son environnement (facteur durée, distance, emplacement)

Projet d'étude sur les chiens de protection: film et diaporama

Aidez moi à collecter des fonds, ou à diffuser cette cause autour de vous et suivez le projet sur:

Pour accompagner les éleveurs dans des solutions innovantes en vue d'assurer le développement de leur activité et leur permettre d'assure le développement de leur activité et leur permettre de répondre aux enjeux de la biodiversité.

Peut-être savez-vous que, depuis le retour du loup dans les Alpes françaises en 1992, la réintroduction du lynx dans le Jura et la présence de l'ours dans les Pyrénées, la gestion des grands prédateurs est problématique et ne cesse de soulever les foules, à cause notamment de la prédation engendrée sur les troupeaux domestiques. Les moyens de protection des troupeaux font beaucoup débat tant sur leur mise en place que sur leur efficacité.

Cela fait près de deux ans que je travaille avec une équipe de biologistes, éthologue et techniciens, à la réalisation d'un vaste projet scientifique pour approfondir les connaissances sur l'utilisation de ces mesures de protection, et particulièrement pour améliorer le fonctionnement et l'efficacité des chiens de protection des troupeaux.

Pour la cohabitation réelle des grands prédateurs et des Hommes dans nos régions, nous devons prendre en compte les besoins des multiples usagers de la montagne. Dans des régions comme celles des Alpes, le tourisme, le pastoralisme ainsi que les prédateurs sont respectivement sources de richesses territoriales, culturelles et naturelles.

Plusieurs Parcs naturels Régionaux et Nationaux, des associations naturalistes et des éleveurs sont vraiment intéressés par le projet et se sont portés volontaires pour faire partie de l'étude (en tant que territoires tests notamment) mais l'argent pour commencer manque cruellement.

L'objectif est de commencer l'étude dès fin 2013, début 2014!

Source du 15/08/13.