On raconte n'importe quoi au sujet du loup

 

La majorité des journalistes et par voie de conséquence les français, ont une vision du loup, comme de l’ours, qu’à travers la diffusion d’informations des associations écologistes non vérifiées. Il s’agit pour l’essentiel, de slogans mais pire encore de mensonges qui justifient des positions extrémistes de la part des écologistes qui disposent d’importants moyens financiers pour faire avancer des idées hostiles à la présence de l’homme sur certains territoires, notamment de montagne.
L’article ci-dessous est un modèle en la matière. Et les résultats de cette manipulation sont redoutables sur les lecteurs. Voir le commentaire.

 

La chasse au loup de la sous-préfète


Ils seraient 200 spécimens en France, dont une poignée dans les Pyrénées. Dans les Alpes- de-Haute-Provence, cette présence pose bien des problèmes.

Ils sont nombreux à l'avoir croisé depuis son retour dans la vallée de l'Ubaye (Alpes-de-Haute-Provence). « Le loup est un animal magnifique par sa rapidité de déplacement, son aisance dans la montagne, témoigne Laurent Garcier, chasseur à Barcelonnette. Tomber sur lui est un choc. C'est idiot, mais je n'ai pas pu m'empêcher de me sentir dans la peau du Petit Chaperon rouge. »

Ici comme partout ailleurs, on ne parle pas des loups mais « du » loup. C'est la marque des grands prédateurs. Le sujet divise et passionne.

Totalement éradiqué de l'Hexagone dans les années 1930, le loup est réapparu pour la première fois en 1992. Il venait des Abruzzes, en Italie, où il a toujours survécu via le parc tampon du Mercantour. Cet été, on l'a vu pour la première fois dans les Vosges. Sa présence est désormais confirmée dans la totalité des massifs français, Pyrénées comprises. Aujourd'hui, « le loup » se chiffrerait à 200 spécimens en France.

NKM côté gâchette
Lorsque, en 1979, la France a ratifié la convention de Berne - qui conférait au loup le statut d'espèce protégée -, personne n'imaginait le voir resurgir vraiment. Vingt ans après son retour (en 1992), l'animal mythique soumet l'administration française à rude épreuve.
Investie de la responsabilité du « plan loup » pour le département des Alpes-de-Haute-Provence, la sous-préfète de Barcelonnette, Sylvie Especier, a la difficile mission de défendre le berger, le loup et l'argent de la crémerie France. Une mission un tantinet schizophrénique, soumise à d'incessantes fluctuations du rapport des forces.

Or, cet été, la bête et ses défenseurs ont visiblement perdu du terrain. À quelques mois de la présidentielle, le loup est redevenu un animal politique. De méchantes attaques sur des troupeaux de moutons, notamment dans la vallée de l'Ubaye, ont fait bouger le logiciel de la ministre de l'Écologie, NKM, côté gâchette. En recevant des éleveurs ulcérés fin juillet à son ministère, elle a clairement fait passer le message. « N'employez surtout pas le mot "régulation" pour ne pas hérisser les écolos. Mais je suis d'accord avec vous, il faut faire baisser la pression sur vos troupeaux », a-t-elle lâché, en « off », aux éleveurs

La justice administrative a été très réactive à ce changement de climat. Pour la première fois, l'arrêté préfectoral autorisant un « tir de prélèvement » sur l'espèce protégée n'a pas été retoqué par le tribunal administratif d'Aix-en-Provence.

Les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS, sous la triple tutelle de l'Écologie, de l'Agriculture et des… chasseurs), les lieutenants de louveterie et la trentaine de chasseurs qui se mettaient à l'affût chaque soir depuis fin juillet pour « prélever » un loup, n'importe lequel, du côté de Barcelonnette, sont donc repartis pour des semaines de traque supplémentaire.
Avec enthousiasme ? Pas sûr. Si les chasseurs du pays se bousculaient au début pour s'inviter à la chasse au loup de la sous-préfète, ce n'est plus le cas depuis un moment. Rien de plus difficile que de tuer un animal aussi « furtif ». D'ailleurs, ils n'en ont pas vu la queue d'un depuis le 25 juillet.

« Mesurette »
Ces tirs « de prélèvement » ne satisfont personne. Les éleveurs les qualifient de « mesurette ». Les défenseurs du loup les estiment ineptes. Que le mâle dominant d'une meute soit tué par un de ces tirs aléatoires, cela provoque l'anarchie et des dégâts collatéraux à redouter sur les troupeaux des estives, selon leurs objections. Du coup, à la sous-préfecture, on pousse à la roue pour multiplier les arrêtés autorisant des « tirs de défense » auprès des troupeaux. Avec des munitions qui ne cessent de se renforcer… Les écolos notent amèrement que le loup est une drôle d'espèce protégée.

D'ailleurs, qui a peur du loup ? « Personne. Les 300 chiens patous qui ont été réintroduits dans la vallée de l'Ubaye au titre du plan loup font bien plus peur que les loups eux-mêmes », répondent en chœur chasseurs, touristes et sous-préfecture. Seuls les 60 éleveurs de la vallée insistent, politiquement, sur « la peur » du loup. « Il peut attaquer l'homme et on le sent », affirme Yves Derbez. Il a perdu 76 moutons dans la nuit du 15 au 16 juillet à Méolans-Revel.

La bête a le dos large
L'attaque d'un troupeau fait l'objet de considérables indemnités de la part de l'État et de l'Europe, dans le cadre du plan loup. De 80 à 130 euros par animal tué. Pour calmer l'ire des éleveurs et faire accepter la présence du loup, écolos et État sont tombés d'accord pour que, en cas de doute, une attaque soit systématiquement attribuée au loup, celle d'un chien errant n'étant pas couverte financièrement par la collectivité. De 80 à 130 euros par mouton, c'est souvent plus que le prix de l'animal. Le loup a le dos large.

En 2010, ces indemnisations ont représenté 300 000 euros pour les Alpes-de-Haute-Provence, auxquels il convient d'ajouter 1,9 million d'euros au titre des aides à la prévention (financement de grillages, de chiens, d'aides-bergers…). « On ne demande pas de subventions supplémentaires. Mais seulement de travailler tranquillement dans nos estives », se défend l'éleveur Yves Derbez, dépité.
Or, c'est là, dans les hauteurs des estives de la vallée de l'Ubaye, où 100 000 à 130 000 moutons paissent chaque été de manière quasi industrielle, que le plan loup atteint ses limites. La vallée ne compte en elle-même que 10 000 moutons. L'été, ces 100 000 animaux paisibles dénombrés viennent de tout le sud de la France, concentrés en troupeaux énormes, surdimensionnés et indéfendables malgré toutes les protections du monde. Quand un loup (ou un chien errant) cherche à prélever son gigot dans ces garde-manger géants, c'est l'hécatombe assurée. Dérochements, étouffements… les bêtes à laine sont assez moutonnières dans la panique…

Surpâturage
Vie sauvage et surpâturage sont incompatibles. Et, face à cette impasse, le loup fait de plus en plus figure de bouc émissaire. « Les chasseurs ne l'aiment pas car il leur fait concurrence. Et les éleveurs sont devenus des chasseurs de primes. Le loup cache utilement tous les problèmes », soupire Loïc Dunand, l'enfant du pays sans doute le mieux à même de tuer le loup. L'ancien biathlète s'y refuse. « En Italie, les troupeaux sont beaucoup plus petits. Les bergers savent le tenir à distance, et il n'y a pas d'hécatombe. On pourrait faire autrement. Mais c'est tabou. Le loup reste dans son rôle de méchant.

Auteur : Dominique de Laage
Source : Journal Sud-Ouest du Vendredi 2 septembre 2011

Réaction des lecteurs sur le Journal Sud-Ouest


Jean Paul Vieron
03/09/2011, à 12h55

LES BIENFAITS DU LOUP
Non n'accusons pas les loups de tous les méfaits du monde, regardons tout ce qu l' homme a pu défigurer en montagne par le surpaturage , par l'érosion des sols,par la disparition de la flore alpine du fait des dents du mouton souvent dus à de trop grands troupeaux parfois difficiles à garder sur des alpages fragilisés par la pression des ovins.Des sols appauvris par des passages répétés des ovins ont finis par stériliser les sols.Bien sur ces phénomènes sont localisés et avec les dérèglements climatiques actuels( sécheresse,etc) risquent de poser à l'avenir des problèmes aux troupeaux.

La présence du loup est liée a la qualité du milieu en proies ou par exemple en Italie dans le Parc National de la Majella 10 meutes de loups soit 80 loups sur 74 100 hectares se disputent un territoire riche en proies sauvages dont le sanglier est leur principale proie (80 à 85%). Ce sanglier qui pose problème par le retournement du sol.

Les chasseurs français en savent quelque chose avec toutes les indemnités payées, le sanglier laché dans les années 70 75 proliférant avec d'autres proies sauvages( chevreuils, chamois, cerfs, etc)sont ainsi capturés par le loup.Et pourtant ceux- ci cotoient 12 000 ovins, un millier de bovins et 500 chevaux dont une centaine de ces animaux domestiques finiront dans les griffes des canidés sauvages.Alors un bel exemple de cohabitation de faune sauvage,de pastoralisme et des...loups pourtant fort nombreux.Bel exemple d 'équil

Xavier Hessel
02/09/2011, à 11h08

Les loups sont de splendides animaux. Les bergers n'ont qu'à, comme autrefois, parquer leurs moutons dans des bergeries la nuit (dans les landes de Gascogne des "parcs" ou des "bordes"). Mais ils les laissent en liberté dans les estives et attribuent au loup des attaques de bandes de chiens redevenus sauvage. J'en ai été témoin dans les Pyrénées Orientales. Et puis, ils font concurence aux chasseurs en prélevant du gibier ... Alors là, pas de pitié !

 

 

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