Incohérences dans l'indemnisation des dommages loup et ours

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Les Pyrénées sont habitués aux indemnisations liées aux prédations d'ours mais beaucoup moins lorsqu'il s'agit du loup ou du lynx. Pourtant ces deux prédateurs sont à nos portes ou peut-être même entrés sur nos estives comme c'est le cas de manière certaine dans les Pyrénées-Orientales. Se pose alors le problème des indemnisations qui relève de règlements différents et parfois incohérents.

L'indemnisation de dégâts occasionnés par le loup est prévue dans le cadre du "plan national d'action sur loup 2004-2008". Le montant de ces indemnisations de sinistres est fixé par une circulaire ministérielle pour toute la durée du plan d'action.
Pour le plan national d'action 2004-2008, c'est une circulaire du 11 juillet 2005 qui fixe un barème pour la durée du plan. Une révision n'est pas possible avant 2009.
Pour les ovins, nous voyons que la classification est assez similaire à celle prévue dans le barème d'indemnisation des sinistres d'ours avec cette différence que si c'est un loup qui est à l'origine, l'éleveur est moins bien remboursé que si c'est un ours. La situation est assez cocasse!
Pour les bovins, il n'y a pas de distinction de race, les classe d'age sont trop espacées et surtout au delà de un an l'indemnisation semble bien trop faible.
Non seulement ce barème ne prend pas en compte le travail supplémentaire de l'éleveur et tous les autres problèmes "collatéraux" qui affectent l'exploitation et le troupeau, mais en plus il est non révisé et incohérent avec celui de l'ours.
Par ailleurs, il est stupéfiant que ces barèmes ne s'alignent pas sur celui des abatages sanitaires qui semble plus favorable. Pourquoi?

Il serait logique qu'il existe une cohérence d'indemnisation entre l'ensemble des motifs de prédation et l'abattage sanitaire. De même, il semblerait normal que ces barèmes soient révisés chaque année comme c'est le cas actuellement pour les sinistres d'ours.

L'administration, la bureaucratie ont des logiques difficiles à suivre. Peut-être un problème de compétence de la part de ces personnes? Ou une volonté de nuire à une profession?
Difficile à définir. Mais ce n'est manifestement pas une volonté d'efficacité qui prédomine.

Louis Dollo, le 25 juin 2007