Beaucoup d’interrogations de la part des éleveurs et des chasseurs quant au nombre de loups en France. On nous indique un taux de progression de 20% par an alors que les chiffres annoncés sont bien inférieurs. On nous explique également combien de viande mange le loup et le taux de prélèvements sur les troupeaux. Là aussi, les chiffres officiels ne correspondent pas. Doit-on penser que nombre officiel de loup et un nombre «politique»… Quelque chose d’acceptable par tout le monde… Un compromis… Un mensonge ou une manipulation de plus comme l’arrivée naturelle du loup en 1992. Un chiffre politiquement correct.

Ci-dessous trois méthodes de calcul. Les trois types d’évaluations sont contestables. C’est sans doute la raison pour laquelle nous n’avons et nous n’aurons jamais de chiffres précis. Une seule chose est certaine: la population de loups évolue comme le font remarquer tous les acteurs de terrain, la Far comme Eleveurs et Montagnes. Le loup n’est pas, en France, une espèce menacée. Seule la mauvaise foi écologiste tente de faire croire le contraire malgré les évidences.

La croissance annuelle moyenne de la population de loups est estimée à 20% avec un intervalle de confiance qui va de 7% à 33%. Au regard de ce qui est annoncé dans d'autres pays, cette moyenne peut-être considérée comme faible mais c'est celle-ci que nous retiendrons pour référence (Evaluation 1)

Une seconde méthode de calcul consiste à retenir le nombre de victimes et la quantité potentielle de viande consommée (Evaluation 2)

De son côté, l'OncfsOffice National de la-Chasse et Faune-Sauvage utilise des modèles d'évaluation au calcul plus complexe mais avec une marge d'erreur difficile d'apprécier puisqu'il semble que la France soit le seul pays à l'appliquer sans qu'il ne soit possible de faire des vérifications par un inventaire exhaustif régulier de réajustement.

Par ailleurs, la mise à jour des effectifs de loups se fait sur la base des années "biologiques" (exemple: du 1er Avril 2013 au 31 mars 2014). En conséquence, les dernières données de terrain qui servent à calculer les effectifs sont arrêtées au 31 mars

Années Chiffre officiel Evaluation 1 Evaluation 2 Observations
1992 2 9 9 Pour assurer une reproduction génétiquement viable il devait y avoir entre 6 et 12 loups en 1992. Nous retiendrons 9 loups au départ pour les calculs suivants.
1993 11
1994 13
1995 15
1996 18
1997 21
1998 26
1999 29
2000 35
2001 42
2002 50
2003 60
2004 72
2005 86
2006 104
2007 124
2008 149 573
2009 164 179 164: chiffre de la Dreal
2010 215
2011 250 258
2012 250 310
2013 240 342 1213 Effectif de 240 en juillet 2013 soit une baisse????
2014 301 410 Effectif fin avril 2014 après comptage hivernal - Note OncfsOffice National de la-Chasse et Faune-Sauvage - Fourchette de 221 à 381
2015 ????? 490 Estimation de la ministre de l'écologie entre 500 et 600 loups
2016 588
2017 700
2018 840
2020 1018

Nous observons que depuis le boycott des travaux de relevés d’indices lancé par Férus au motif qu’il permettait d’informer du lieu de présence des loups pour les tuer, dans le département des Alpes-Maritimes il n’y a plus qu’une bénévole qui effectue ce travail. Le nombre d’indices relevés a fortement diminué. Il est probable que cette tendance se retrouve dans d’autres départements. Les modèles de calcul de l’OncfsOffice National de la-Chasse et Faune-Sauvage étant basés sur les données d’indices relevés, contrairement à ce que peuvent affirmer les responsables de l’institution, tout laisse à penser que les résultats sont erronés et que le chiffre de 300 loups est très inférieur à la réalité.

Selon un document de l’OncfsOffice National de la-Chasse et Faune-Sauvage du 30 juin 2014, plus de 400 loups ont été observés visuellement en des lieux différents sur une année. Y aurait-il des doublons? Dans tous les cas, pour un animal craintif, il se fait voir. Ceci confirme les nombreuses observations des éleveurs et bergers qui ne sont que très rarement pris en compte.