Pygargue à queue blanche
Le Pygargue à queue blanche photo J. Spinks

Le Pygargue à queue blanche dans les Pyrénées

Découvrez le Pygargue à queue blanche, un rapace emblématique des Pyrénées. Apprenez à le reconnaître, son habitat, son comportement et les meilleures périodes pour l'observer dans les montagnes pyrénéennes.

- Description

Le Pygargue à queue blanche est de grande taille, silhouette massive, large envergure et une queue courte cunéiforme.
Le plumage est brun foncé, la tête et la base du cou légèrement plus clairs.
Les plus âgés: tête et cou blancs.
Les adultes: queue blanche, moitié des pattes emplumée, tête large et bec très massif pattes et bec jaunes.
Le juvénile: beaucoup plus foncé, atteint le plumage adulte en cinq ou six ans, queue et le bec foncés
Les subadultes: queue avec bande terminale foncée avant de blanchir.

- La taille et le poids

Taille varie de 72 à 94 cm
Poids de 5 à 7 kg.
Envergure: peut atteindre 240 cm

- Le comportement

Il est un rapace diurne, actif principalement pendant la journée, mais peut aussi chasser au crépuscule.
Il est souvent vu en train de planer majestueusement dans les airs, utilisant les courants thermiques pour se maintenir en vol avec peu d'effort.
Il est également capable de voler à grande vitesse lorsqu'il chasse ou défend son territoire.
Il se fait entendre surtout pendant la nidification, les parades et la défense de son territoire.

- Chasse et régime alimentaire

Même technique de chasse que les autres pygargues ou aigles pêcheurs
Différence: il fait preuve d'endurance et est capable de poursuivre sa proie jusqu'à épuisement.
Il se nourrit d'oiseaux, de mammifères ou de poissons. Il apprécie le gibier d'eau (oies, foulques, canards, etc.) mais il est surtout friand de poissons. Il ne dédaigne pas les cadavres quand les temps sont durs et que la nécessité se fait sentir. Il chasse à l'affût, en volant assez bas ou en décrivant des cercles en hauteur afin de repérer ses proies.
Il pêche sur les eaux calmes qui lui permettent de voir les poissons. Quand une proie est repérée, il vole brièvement sur place, juste au-dessus, puis il la saisit au cours d'un vol rasant, en projetant rapidement ses serres dans l'eau. Il peut aussi rester immobile ou patauger sur le bord pour y trouver des poissons. Plus rarement, il pratiquera aussi le piqué.
Lorsqu'un poisson est trop lourd, il le tire jusqu'à la rive en battant des ailes. Les oiseaux et les mammifères sont plutôt capturés par surprise. Il épuise les oiseaux aquatiques et leur chasse est plus longue. Sa victime plonge pour éviter l'attaque, et il choisit le moment où elle remonte pour se précipiter sur elle. C'est en répétant ces attaques qu'il parvient à capturer sa proie.
Il capture aussi des oiseaux en vol, anatidés ou grands corbeaux. Il passe beaucoup de temps perché, sans bouger, sur un arbre, ou s'aventure en planant à travers son territoire.

- Habitat

Il est une espèce liée aux milieux aquatiques (côtes maritimes, grandes rivières, lacs, etc.), soit à l'intérieur des terres, soit au bord de mer.
Dans les terres, le pygargue à queue blanche se plaît au bord des lacs et des fleuves propices à la prédation, dans la toundra et dans la forêt. Sur les côtes, il fréquente les falaises rocheuses escarpées. Son nid, auquel il rajoute des branches chaque année, est particulièrement volumineux et construit soit au sommet d'un grand arbre soit à l'abri d'une falaise inaccessible. Chaque couple en a plusieurs qui sont utilisés à plusieurs reprises et pendant une période importante.

- Reproduction

Les couples sont sédentaires. Ils sont unis pour la vie et se reproduisent dans le même territoire chaque année. Au printemps, les parades aériennes se déroulent au-dessus du territoire. Les deux partenaires volent à environ 200 mètres de hauteur, proches l'un de l'autre, et effectuent des figures, des piqués et simulent des attaques.

- Protection

Le Pygargue à queue blanche bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est inscrit à l'annexe I de la directive Oiseaux de l'Union européenne. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l'enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu. Qu'il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l'utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l'acheter.