Pour une telle expertise, nous aurions pu nous
attendre à une certaine rigueur dans les prélèvements aussi bien sur le sol que dans l'eau et sur les cadavres d'animaux retrouvés mort. Et bien, rien de tout cela. A croire que
la justice se contente de peu. Mais où se trouve la manifestation de la vérité?
En fait, dans cette affaire du Bazès et l'empoisonnement d'une centaine d'isards par du lindane, produit interdit depuis 1998, nous ne saurons rien...

Les avocats des parties civiles ont reçus un dossier tronqué de beaucoup d'éléments d'expertise si toute fois l'expertise a bien eu lieu. Il ne s'agit pas de jeter la pierre à l'expert qui n'a fait que le travail demandé par le juge d'instruction
Nous pouvons simplement remarquer dans ce rapport d'expertise que:
- Pour des prélèvements de végétaux supposés contaminés et sur lesquels rien n'a été trouvé, il n'est pas précisé les lieux de prélèvements alors qu'il était facile de les reporter sur une carte au 1/25000 (IGNInstitut national de l'information géographique et forestière) en mentionnant la position Gps (méthode couramment utilisée chez les scientifiques). Mieux encore, le rapport du laboratoire indique qu'il s'agit bien de "végétaux d'origine pyrénéenne". Les Pyrénées font 450 km de l'Océan à la Méditerranée...
- Même observation pour les lieux où les isards ont été retrouvés morts.
Il n'est pas mentionné qu'il y a eu recherche de traces de lindane - Il n'est pas mentionné l'espace de pacage des brebis dont le lait a été contaminé (les fromages ont été retirés de la vente)
- Il n'est pas précisé sur une carte le lieu exact où une personne a bu de l'eau ayant entraîné son hospitalisation
- Un rapport d'expertise a été communiqué amputé de nombreuses pages.
- etc...
Autant d'éléments troublants et de trop nombreuses interrogations pour ne pas dire qu'on se fiche de la figure du monde. Que veut-on nous cacher?